الاثنين، 22 فبراير 2010

فضيحة تعذيب إنسان يستعطف

إستمرار إعتقال شحتان إدانة للنظام و للمستمتعين
بتعديب إنسان أصبح بلا كرامة
لا يملك المرء إلا أن يتضامن مع السيد إدريس شحتان وهو يحكي في هذا الحوار مع MAROC HEBDO INTERNATIONAL
عن حالته الصحية المتدهورة وعن حالة الإحباط النفسي والمعنوي التي تحز في نفس كل ضمير حي وكل إنسان شريف وكل مدافع ومنتصر للكرامة الإنسانية.

نتألم لحاله وندعوه للصمود والصبر،وندين المسؤولين الذين يستمتعون ويتلددون بمأساة إنسان بسيط في تفكيره، ربما بدون قناعات و ربما الحياة النباتية و... خارج أسوار السجن هي كل شيء بالنسبة إليه بل ربما هي كنه الوجود الإنساني في نظره مثلما هو حال الكثير من المغاربة(الدراويش) مع الأسف

إن استمرار إعتقال هذا المواطن،الدي يبدو من خلال الإستجواب إلى أي مدى هو مستعد للإستعطاف وطلب الرحمة والغفران وتقبيل الأيدي والأرجل و...ليعد في نظري إدانة صارخة للنظام ولكافة السجانين المستمتعين بتعديب إنسان أصبح بلا كرامة مع الأسف
الدريدي الطاهر



Drisse Chahtane « J’implore la grâce royale »

INTERVIEW .le directeur de l’hebdomadaire AL MICHAAL, Driss Chahtane, a été arrêté le 15 octobre 2009 suite à la publication d’un article sur la santé de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les informations contenues dans ce texte ont été jugées « diffamatoires » par la justice, qui a condamné M. Chahtane à un an de prison ferme. Il en a purgé quatre mois à la prison Zaki de Salé et il est, depuis un mois, à la prison Oukacha, à casablanca. Du fond de sa cellule dans le pavillon 2, Driss Chahtane répond aux questions de Maroc Hebdo International, et implore la clémence et la grâce royales. Il revient avec nous sur son état de santé, son isolement, le clavaire de son épouse, Siham, enceinte de quelque mois, et de Sabrina, sa fille âgée de deux ans.

Maroc Hebdo International : c’est votre cinquième mois en prison.
Comment vous sentez-vous ?
Driss Chahtane : C’est l’enfer. D’abord à la prison Zaki à Salé ou je suis resté presque quatre mois. Puis à Oukacha, à Casablanca, depuis un mois, je vous avoue que je suis à bout, épuisé et désespéré.
Vous comparaissez devant les juges pour une autre affaire…
Driss Chahtane : Le mardi 9 février, j’ai comparu devant les juges pour l’affaire Amahzoune, qu’on m’a sortie alors que je fais déjà l’objet d’une condamnation d’un an de prison ferme. C’est pour cela, je pense, qu’on m’a transféré à Oukacha.
Maroc Hebdo International : Etes-vous maltraité en prison ?
Driss Chahtane : À Zaki, on m’avait jeté en isolement dans une cellule sale. J’arrivais à peine à respirer tellement c’était puant. À Oukacha, c’est pire. On m’a mis dans des anciennes toilettes, exigues, ou il m’est difficile de bouger.
On a même poussé des détenus à me harceler, question de m’intimider. Je suis soumis à l’humiliation constante. Pourquoi ce traitement inhumain ? Suis-je un assassin, un trafiquant de drogue, un récidiviste ? Mon tort est d’avoir écrit un article jugé, à juste titre, diffamatoire à l’égard de Sa Majesté le Roi. Je reconnais qu’il s’agit là d’une erreur pour laquelle j’ai demandé pardon. Alors pourquoi s’acharner sur moi ? Je suis un journaliste. C’est un métier que j’ai choisi en fréquentant une école de journalisme, à savoir, l’ISIC de rabat. Comme tout être humain est susceptible de faire, j’ai commis une faute que je ne referais jamais.
Maroc Hebdo International : Vous avez déclaré que vous êtes malade et que vous avez refusé de vous soigner ?
Driss Chahtane : je n’ai jamais refusé les soins. Ce sont les conditions dans lesquelles on veut me les administrer que je n’admets pas. On me force à porter la tenue du prisonnier et à enlever mes chaussures. Pour quelles raisons ? On voit bien que je suis très malade. J’ai subi une opération sur l’oreille gauche avant mon arrestation et je devrais en subir une autre en novembre 2009 sur l’oreille droite. Ce qui n’a jamais pu se faire. Aujourd’hui, j’ai des pertes de conscience au moins cinq jour par jour.
Et ceci, la direction de Oukacha l’a bien constaté. Je souffre le martyre à cause des couleurs aigues de mes deux oreilles. J’ai perdu plus de 20 kilos en prison. Sans oublier que je suis diabétique. Et je ne voudrais surtout pas m’étaler sur l’impact psychologique de l’emprisonnement en isolement comme si j’étais un criminel dangereux. Je vis l’enfer et j’attends que cela finisse. Je suis abandonné de tous. Où sont mes amis, mes confrères ? Je suis presque oublié. Mon seul et unique soutien, c’est Siham mon épouse.
Maroc Hebdo International : Siham, qui attend un enfant…
Driss Chahtane : Effectivement.
Et qu’elle a bien failli perdre. Les premiers mois à la prison de Zaki ont été terribles pour elle. Elle me rendait visite trois fois par semaine en faisant la navette Casablanca-Salé par train. C’était trop pour une femme enceinte de six mois.
Elle a eu une grave hémorragie qui a failli les emporter, elle et le bébé. C’est une double peine pour moi de voir mon épouse malmenée à cause de mes erreurs. À chaque fois que je reçois la visite de ma fille Sabrina, deux ans, je suis anéanti. J’ai peur que mon deuxième enfant vienne au monde alors que je suis encore en prison. C’est ma hantise. Je n’en dors plus.
Maroc Hebdo International : Contestez-vous le motif pour lequel vous avez été condamné ?
Driss Chahtane :
Non je ne le conteste pas. Je le répète, c’est une grave erreur. Je la regrette amèrement. J’aurais aimé ne jamais avoir écrit ce texte. Mais le mal est fait. Cependant, j’estime avoir lourdement payé pour cela. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà exprimé dans une lettre que j’ai adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, j’implore sa clémence et sa grâce.
Le souverain et mon seul et unique recours. En prison, j’ai eu tout le temps de ruminer les choses et de me rendre à l’évidence. Après cinq mois d’incarcération, je demande humblement au Souverain de me libérer et de me rendre à ma petite famille, dont je suis le seul soutien.

Propos recueillis
Par Abdelhak Najib


ليست هناك تعليقات:

إرسال تعليق